dimanche 29 juin 2014

Promenade dominicale dans le Sud

En ce dimanche de fête des pères, nous prenons la direction du sud, et plus précisément de la presqu'île de Bouéni.
Pour la petite anecdote, "bouéni" veut dire "madame" en shimahorais, et vous pourrez découvrir qu'on la voit très bien cette bouéni. Mais je laisse encore peu de suspens sur les explications.

Bouéni par ci, Bouéni par là, mais que nenni de resto à Bouéni, et nous commençons sérieusement à avoir faim.
C'est donc à N'Gouja que nos estomacs nous mèneront.




Un petit planteur pour patienter


puis un bon petit repas pour la fête des papas!



 Ensuite une bonne sieste s'impose, et dans ce cadre idyllique elle le fut!



Mais pendant qu'on barbote et rêvasse, la marée monte, et enseveli complétement nos serviettes...
 C'est donc partit pour une petite "lessive" dans l'océan:


 

Hormis les deux qui font n'importe quoi dans l'océan, toujours pas d'explication sur cette fameuse bouéni me direz vous.
Alors j'y viens!

Nous quittons la plage, et faisons un dernier coucou aux Makis qui se sont réunis en nombre:




Et c'est donc depuis la route que tout va prendre son sens.

Légèrement sur les hauteurs, on peut observer la presqu'île, et voilà ce que l'on découvre:
 



Pour celles et ceux qui ne verraient pas, et qui crieraient à l'escroquerie, regardez bien, on distingue très bien un profil (de femme hé oui bouéni!)
On profite de la tombée de la nuit pour faire quelques photos:




 
 Les appareils photos rangés, en route pour Mamoudzou.
A bientôt!


























mardi 24 juin 2014

Deba? Debbah? Y a pas de débat!


Jéjé (Bonjour) tout le monde!
Un petit mot shimahorais pour débuter le récit de notre journée africaine.
Ce samedi, Rédéca (mon assoc) organisait un déba. Même s'il peut m'arriver de cacher quelques fautes d'orthographe dans mes récits, cette fois je parle bien d'un déba.
Le déba (qui peut aussi s'écrire debbah) est une danse traditionnelle de Mayotte, mêlant chant et danse, réservée exclusivement aux femmes.

 Voilà pour la petite parenthèse culturelle, j'en reviens à notre journée: nous avions donc organisé cet événement pour attirer les femmes et ainsi les sensibiliser à l’intérêt du dépistage.

La ponctualité n'est définitivement pas le fort de mes collègues pour ce genre de projet.
Le rendez-vous avait été donné à 7h30 à M'tsamboro (à 1h de Mamoudzou).
Réveil matinal, et hop en route! Nous sommes arrivés à 7h45, et là, personne. Après quelques appels, je comprends que nous allons attendre un petit moment...
Finalement ils arriveront à l'heure à laquelle tout devait débuter, soit 10h.
Manquant encore à l'appel : certaines personnes et les choses à mettre en place. Mes collègues nous invitent à aller nous promener pour patienter.
Pas très loin de là, légèrement sur les hauteurs, nous avons droit à une vue plutôt sympathique:


 Nous n'irons pas plus loin, et patienterons à l'ombre de ce faré, jusqu'à ce que la faune locale incite sérieusement Maman à vouloir rejoindre M'Tsamboro.


De retour dans le village, tous mes collègues sont là, et l'une d'entre elle m'a apporté un salouva. Ni une ni deux, me voilà habillée:



Pendant que les préparatifs se mettent enfin en place...







 ... certains cherches des choses simples: une chaise et de l'ombre. Finalement, ça va être plus compliqué qu'il n'y paraissait.

mais le panorama aide à se consoler


 Cette fois, il est midi, tout est installé, mais ce n'est pas encore l'heure du déba: d'abord on mange le repas que les femmes du village ont préparé depuis le début de la matinée (et elles étaient à l'heure). On se régale!

C'est enfin l'heure des débas, deux groupes participent: les bleues et les violettes:










 Une vidéo pour vous mettre vraiment dans l'ambiance, même s'il manque le moment où elles "chantent" un peu fort...


 Quelques mots de Rédéca, et beaucoup de colliers de fleurs plus tard, le deba reprend.


 et même les spectateurs mzungus se font couvrir de jasmin:










 Bonne ambiance chez Rédéca!











La sensibilisation commence tôt ...


 mais c'est quand même plus sympa d'aller jouer avec les copains. 



 Nous aussi on file, il nous reste encore pas mal de route à faire, et la fatigue commence sérieusement à se faire ressentir.





dimanche 22 juin 2014

Entre émeraude et turquoise


Bonjour à tous!

Désolée, mais il ne sera pas question de joaillerie dans cet article, hormis le fait que l'endroit où je vais vous amener est un petit joyau.

Je vous rabâche les oreilles avec le lagon (et je vous rassure ce n'est pas fini); mais à Mayotte il y a un lac aussi.

Alors en ce vendredi 13, on file sur la barge et RDV en Petite Terre.


Un petit trajet en taxi, et nous voilà aux pieds d'un ancien volcan dont le cratère est devenu un lac.

"Lac" en shimahorais se dit "Dziani".  Son vrai nom est dziani Dzaha, mais sacrés français que nous sommes, désormais tout le monde l'appelle le Lac Dziani... (sauf les institutions):

Une rapide ascension nous permet déjà de découvrir ce spectacle:

Depuis cette petite table, un sentier permet de faire le tour du cratère, alors c'est parti!



  
On est frais, on est bien et on est tout sourire... mais on en est qu'au début!

 
 On nous avait "une eau de couleur vert émeraude", et oui effectivement!






Et il fait bien chaud pour cette "petite" promenade pas du tout ombragée.
La vue sur Grande Terre depuis notre ancien volcan





La balade se poursuit avec ses rencontres originales













Tout le monde cherche l'ombre







Après une crête un peu raide, la vue devient de plus en plus folle:

Si on tourne la tête à gauche, on voit ça:

et à droite ça donne ça:

Et pour ceux qui préfèrent regarder tout droit:


Un petit film au passage:

 

Jeu de mots facile, mais c'est le pied!


Et comme certains le remarqueront, je ne suis toujours pas devenue adepte des chaussures de marche, mais ce jour là, j'aurais peut être dû.

On continue sur notre sentier qui devient de plus en plus accidenté, mais le panorama en vaut de plus en plus le coup.


Au loin on distingue le Mont Choungui sur Grande Terre.

Et hop demi-tour: Là où vous voyez les vagues se casser (et la différence des bleus de l'eau), et bien c'est tout simplement la barrière de corail qui entoure toute l’île.

Petit coup de pouce pour ceux qui ne verraient pas:


Les paparazi de Dziani


Je pourrais faire de longs discours sur la couleur de l'océan, la transparence de son eau... mais je sais que les images rendent souvent bien mieux la réalité:

Petit jeu façon "Où est Charlie?": Trouvez le pêcheur



La fameuse crête qui nous en a bien fait baver:






C'est pas tout ça, mais il fait chaud chaud chaud, on a presque plus d'eau, et il reste encore du boulot.
(D'accord j'arrête)


 On s'encourage, et on avance... "Mais elle est où cette p***** de table du début???" 



Faute d'être arrivés, je fais une petite pause: Il y a plus désagréable comme "aire de jeux"!
 Une fois que nous serons arrivés, on se rendra compte que nous n'en étions qu'à la moitié du parcours... Vous pouvez nous charrier sur notre sens de l'orientation, mais ce n'est pas facile de se repérer sur un sentier circulaire.

 Bon allez, fini, on retrouve enfin la table du début du sentier!
Bye bye Dziani

Ne nous reste plus qu'à redescendre rejoindre la route, attraper un taxi, et maintenant farniente:

Après l'effort: le réconfort!
 





Plage du Faré





Le réconfort les pieds dans l'eau c'est encore mieux:



Nous aurons même droit à l'accostage d'un invité particulier, une carcasse de frigo avait elle aussi décidé de profiter de la chaleur de l'eau:




L'énergie est revenue, nous filons rejoindre la barge, et retour à Mamoudzou. Pas de veillée nocturne pour nous ce soir, surtout que le lendemain le réveil est prévu bien tôt...